De quel genre se rapproche le plus mon corps ?

09/07/2013

Cet été j’ai eu une infection urinaire. Pour cela j’ai du consulter.
Je suis allé à la Clinique de l’Actuel, réputée en terme de santé sexuelle LGBT.
Le premier médecin que j’ai vu était super. Et ce n’est pas peu dire parce que ce n’était pas trop le fun.

Comme la douleur persistait, j’y suis retourné la semaine suivante et j’ai vu cette fois un second médecin.


Celui-ci m’a prescris le médicament pour une durée plus longue. Quand je lui ai demandé ce qui se passait / pourquoi (la première fois c’était pour 3 jours), il m’a expliqué que « C’est en raison de la taille de l’urètre. Pour les femmes le médicament c’est trois jours, pour les hommes dix. »
J’ai réalisé qu’il n’avait pas bien lu / compris son dossier et qu’il n’avait pas capté que j’étais trans…

Ce que je trouve vraiment problématique, c’est que, comprenant qu’il n’avait rien capté, je n’ai pas eu envie d’approfondir et je suis parti le plus vite que j’ai pu. C’était gênant. J’aurais pu repréciser mais je n’étais pas en forme physiquement et je voulais juste un traitement. Et puis dans ce sens là, l’erreur n’est pas grave (j’avais juste à prendre le médicament moins longtemps si pas besoin).

Mais pour autant, je m’interroge toujours : sous l’effet de la testostérone la physiologie change, alors, dans le cas d’une infection urinaire, de quel genre se rapproche le plus mon corps ?

Cette question peut s’appliquer à beaucoup (trop) de questions de santé. Et je regrette bien trop souvent de ne pas avoir accès à des médecins compétant formés sur les questions trans…

Illustration : Visualisation « American League Baseball Parks » de Jeremy Huggins.