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Réflexions

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vendredi 27 août 2010

Watching out

Ce matin je vais vous parler de ce conseil qu'une amie me martèle un peu ces temps-ci : « watch out ! ». Fais gaffe quoi. Parce que, oui, rien n'est plus facile que de se faire rattraper sans le vouloir par ses vieux démons.  Comme je suis quelqu'un passionné, un peu excessif et surtout facilement addict, il faut vraiment que je me méfie.

De fait, depuis deux jours je constate que si ma zen attitude est toujours au beau fixe, mes pensées, elles, sont beaucoup plus habitées par des choses désagréables propres à ce retour parisien et militant. Si tout va, toujours, bien côté moral et énergie, j'ai cependant parfaitement conscience qu'il faut que je reste sur mes gardes. À titre d'exemple, hier j'ai eu une crise d'insomnie, impossible de m'endormir avant 3h. Puis, cette nuit, je n'ai rêvé en boucle que deux choses, de conflits militants et de retrouvailles avec mon ex… Soit, précisément, ce qui me hantait jours et nuits au début de l'été. Tout ça, associé à une consultation un peu trop fréquente de mes mails, notamment militants et de Facebook, ce n'est pas très bon. Par ailleurs, je sais que le militantisme a tendance à m'éparpiller un peu, alors que, vraiment, là, je dois rester concentré sur mes cours, dans la mesure où je suis dans une situation de mission impossible pour mes rendus (une soixantaine de pages en 5 jours……).

Donc j'écris ce post matinal pour tenter d'exorciser un peu tout ça et surtout me rappeler à moi-même que si, justement, ça allait si bien ces temps-ci, c'est parce justement que j'étais revenu à ce qui m'enchante vraiment : la création et le développement de projets (films, sites, etc), les relations simples et agréables, la liberté de pensée et d'esprit (soit, tout le contraire d'un esprit encombré par des considérations sentimentales ou militantes).

jeudi 26 août 2010

Staying focus

Hier soir une amie m'a appelé en pleurs par rapport à une histoire de couple. Je ne vais évidemment pas développer sur elle ou leur histoire mais si j'en parle, c'est parce que je suis vraiment content d'être là pour les personnes qui comptent et d'être capable de tirer un bénéfice de mes erreurs.

Parce que je suis vraiment speed ce matin, je vais simplement lister certains points de ma nouvelle philosophie de vie, que je développerais probablement par la suite :
- Pas de regrets
- Pas de culpabilité
- Ce qui est bien pour moi
- Essayer de nouvelles choses
- Faire du sport quotidiennement
- Méditer
- Me mettre au défi
- Etre là pour les personnes qui comptent

Et côté mantras :
- Le mieux est l'ennemi du bien
- Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier
- L’urgence n’existe pas

mercredi 25 août 2010

Le fond du réalisme


Shutter Island

Depuis quelques jours je voulais vous parler d'une série que j'aurais bien aimé écrire, et que j'aurais probablement pu tant elle est proche de moi. Une rupture et un déménagement, un personnage attachant un peu loufoque et loser qui joue au détective privé (vous ai-je déjà parlé de mes activités enfantines de détective ?), un humour un peu absurde comme je l'aime, des personnages complètements barrés mais attachants, des thérapies et de références cinématographiques et littéraires qui me parle, bref, ce Jonathan Ames, c'est un peu mon ami américain celui-là.

Je vous recommande donc fortement Bored to death une série fantastique au casting remarquable et guest-stars improbables (Jim Jarmusch sur son BMX dans un loft vide, c'est un moment d'anthologie).

Tout cela m'amène aussi à ce dont je voulais vous parler : comment je réussis (encore) à trouver le moyen de me faire tourner en bourrique par mon ex. Bonne nouvelle : maintenant, je m'en rends compte. Eh oui, tout change, tout évolue. Parce que de fait, maintenant je n'en souffre plus, j'y perds juste quelques plumes, mon temps et mes nerfs.

Avant ma transition, je ne me serais jamais défini comme quelqu'un d'optimiste, d'absolument pas rancunier non plus. Pourtant, depuis quelques années, je constate avec dépit que, well, je suis une sorte de bisounours qui a tendance, malgré lui, à zapper bien trop vite les conflits et à croire à nouveau dans la bonté de l’Autre. D’ailleurs, pour celles ou ceux qui l’ont vu, Shutter Island (et pour moi l’un des meilleurs films de 2010, au passage) a été une révélation : je suis vraiment comme le personnage de Di Caprio des fois, c’est effrayant.

En soit j’imagine que c’est quelque chose de positif mais j’écris ce post pour garder en tête que je dois malgré tout rester prudent pour ne pas en souffrir ou me retrouver dans une énième situation de déception.

dimanche 15 août 2010

Sur l'identité numérique : la fin du pseudo

En fait le mot qui revient beaucoup dans les différents discours des « expert-e-s » (DRH, coachs, etc) sur l'identité numérique est la cohérence. Cohérence entre l'identité physique (pour ne plus dire réelle vue l'évolution du sens, des usages et pratiques) et entre l'identité numérique. Le truc, c'est que l'identité numérique est, comme toute identité, fractionnée, morcelée et éparpillée sur tout le réseau (différents comptes mails, identifiants sur les réseaux sociaux, etc). Ce qui est intéressant c'est qu'aux débuts d'internet, on parlait beaucoup du « pseudo » (en convoquant les mêmes expert-e-s ou presque). En gros, il y avait l'individu-e « réel-le » (cette fois) et le pseudo qui naviguait sur internet. Les blogs et les réseaux sociaux, notamment, ont changé tout ça parce qu'ils mettent en jeu l'individu-e et non plus un simple pseudo. Au delà des questions d'inscription (nécessitant une adresse mail non-réutilisable pour créer un autre compte, les civilités, parfois un numéro de téléphone portable, une adresse, etc), même le plus secret des internautes se retrouve amené, à terme, à divulguer des informations sur sa vie personnelle, hors réseau.

Je crois que, personnellement, ma crise de l'identité numérique a avoir avec... la question de l'outing. Eh oui. Parce que de fait, si on résume, j'ai utilisé pendant de nombreuses années un pseudo et une adresse mail unique qui se basait sur un jeu de mot avec mon surnom pré-transition. Ensuite, lorsque j'ai pris conscience du fait d'être trans, j'ai choisi en quelque sorte un nouveau « pseudo », créé une adresse mail, différents comptes (facebook, etc). La différence, en plus de la temporalité (les réseaux sociaux n'existaient pas avant – mon dieu que cette phrase me vieillit), c'est que le chemin a été inverse : au lieu de (me) choisir un pseudo pour vivre une identité numérique plus discrète, mon pseudo choisi est petit à petit devenu mon identité physique.

Du coup, je crois que ce qui se joue aujourd'hui c'est la mise en adéquation de tout ça. Cela veut dire faire table rase d'un certain nombre de choses, mais aussi en quelque sorte accepter de détruire la part de pseudo qui existait. Faire la synthèse quoi. Etre cohérent... Et en ce moment, alors que j'ai des papiers à un prénom et d'autres à l'autre, que je suis totalement sans papier (physiques : carte d'identité et passeport), la cohérence ce n'est pas du tout ça...

Par ailleurs, pour en revenir à la question de l'outing, l'identité que j'ai créé numériquement peu de temps avant et pendant ma transition est très clairement trans. Je veux dire, oui bien sûr, je suis trans, mais mon identité numérique l'est tout particulièrement. Et aujourd'hui, je n'ai pas forcément envie de lier toute ma vie (physique et numérique) à ma transition, au fait d'être trans.

C'est un peu comme si je peinais en ce moment à créer une identité « totale » (je ne trouve pas pour l'instant de meilleur mot), avec ces différents morceaux, et à l'assumer (la diffuser) publiquement.

Et si la question du qui-suis-je est potentiellement sans fin et irrésolvable, celle du qui-suis-je-numérique l'est beaucoup moins. Surtout, la première n'a pas a être « créée » (elle existe), alors que la deuxième doit l'être, et, si déjà le cas, doit être (re)façonnée, (re)pensée, alimentée, etc...

Crise de l'identité (numérique)

Mon post précédent, T3, est en fait venu de plusieurs lectures / écoutes dans les domaines sur et pour lesquels je travaille dans mes études (le réseau).

Un premier article paru sur Media Trend traite l'utilisation des liens (hypertextes) sur internet, et notamment le risque qu'ils peuvent entraîner de « perdre » le lecteur. Tomber, au hasard (de liens en liens...), sur cet article m'a amusé parce que de fait, cette question du hasard organisé (version 2.0 du bordel organisé ?) est une question qui me travaille beaucoup, sur laquelle je réfléchis et tente de produire des choses... Ensuite, j'ai écouté un podcast (après avoir cliqué sur un lien sur Media Trend) sur la question du personal branding. Connaissant déjà bien le sujet, je n'apprends pas grand chose mais relève tout de même cette phrase d'une des intervenantes sur la finalité de du personal branding : « pouvoir mettre de la cohérence entre son identité physique et virtuelle ». Well.

Cela paraît évident, mais vraiment je crois que je suis en train de vivre la transitionnelle « crise post-transition » (oui, oui, j'y reviendrais aussi...) et une « crise d'identité numérique » (l'une et l'autre étant bien sûr liées...).

Il faudra que je développe tout ça. Mais je crois que cela se fera au fur et à mesure parce qu'évidemment, si je pouvais réduire ma double crise à un post sur ce blog, c'est qu'il n'y aurait pas grand chose de sérieux...

T3

Bon. Une fois n'est pas coutume, c'est un dimanche que je décide de me « remettre au travail » (on reviendra sur ça une autre fois). D'habitude effectivement je préfère le lundi mais aujourd'hui j'ai l'impression que ça pourrait le faire. Je ne vais donc pas m'étendre sur mes (ups and) downs de ces derniers temps, mais plutôt aborder quelque chose qui je crois me pose problème.

Si je tentais de résumer ma vie d'ado-adulte en grands temps ou cycles je crois que cela pourrait donner quelque chose du genre : T1 : la cinéphilie (T1a théorique, T1b pratique) ; T2, la transition (idem)... Voilà. Donc maintenant, en plus de savoir que je peux transformer mes 8 dernières années en une sorte de semi-équation pleine de TOC, vous comprenez également que j'en suis probablement au T3.

Well. Oui. Et non. Pour plusieurs raisons : Les histoires administratives d'une part se sont débloquées toutes seules (changement d'état civil) il y a quelques semaines mais continuent tout de même de m'empêcher de faire des choses très concrètes (à l'instant ou j'écris ces lignes, je suis totalement sans papier) que j'attends pourtant depuis plus d'un an... D'autre part, un certains nombres d'évènements personnels n'ont pas été spécialement de mon fait ces derniers mois...

Donc, si on résume, je me retrouve en fait un peu catapulté dans le troisième temps de ma vie (si on suit la logique) avec un certain nombre d'éléments de T2 qui trainent encore, des impossibilités administratives pour lancer quelques points importants de ce que pourrait être T3, et surtout aucune mais alors aucune idée de ce que j'aimerais commencer à construire, en perspective... du T4...

Tout ce blabla doit probablement paraître complètement absurde et un peu self-quelque chose mais je crois que ça me fait du bien de faire le point de façon écrite.

lundi 9 août 2010

Perdre son souffle

A la base il y a l'envie d'expliquer ce commencent. L'idée du souffle. Et puis finalement il y aura Richard Gere, Godard, l'amour, la mode, les décennies, l'argent. Chouette programme, non ?

Aussi étrange que ce soit, si j'ai été capable de faire une installation improbable dans ma chambre (rappelons qu'il s'agissait de l'époque de la VHS...) pour voir simultanément les Psycho d'Hitchcock et Van Sant. je n'ai jamais fait aucune démarche pour voir Breathless, made in USA. Pourtant, en soit, j'ai toujours trouvé l'existence de ce film complètement incroyable.

En fait, en y réfléchissant, l'idée de faire des remakes de films de la Nouvelle Vague est à la fois complètement 'llben (10's) – contraire de has-been et concernant la décennie (2010).
Merde cette idée serait-elle pop ?

Tout cela me ramène à un de mes grand sujet de réflexion. Les cycles temporels des tendances qui façonnent le monde. Je vais vous la faire courte cette fois ; en gros, les quadras ont le pouvoir et l'argent (du présent) dans les sociétés occidentales. Leurs vingt-ans les hantent et ils veulent recréer tout ce qu'ils ont aimé. OMG. H&M en fait, c'est l'histoire du premier amour ?

Bref. Donc, si on s'est bouffé le pire (et le meilleur) des 80's (couplé à un léger esprit 60's, ça marche toujours à deux ces histoires là, vous savez bien) dans la fin de la décennie 00's, c'est parce que les personnes avec le pognon, était des enfants dans les 60's et des twenty something dans les 80's. Voilà, c'est tout simple. On verra une autre fois, qu'en fait non. Et que le schmilblick s'accélère. Et que je me pose beaucoup de questions sur le passage au présent (au futur ?) de la mode. Ce serait presque psychédélique comme pensée si ce n'était pas aussi terrifiant.

Well. Now. Tout ce post part d'un film sur lequel que je ne développerais pas, et pour cause, je ne l'ai pas vu. Oui, on parlait de Breathless, made in USA donc. Celui de 1983.

Et finalement ce qui m'a fait écrire ce post c'est simplement ce drôle de constat qui me frappe aujourd'hui : je n'ai jamais fait la moindre démarche pour voir Breathless. C'est presque aussi fou que l'idée de faire ce film. Ce qui m'intéresse, c'est que ce film, je vais le regarder. Aujourd'hui.