Shutter Island

Depuis quelques jours je voulais vous parler d'une série que j'aurais bien aimé écrire, et que j'aurais probablement pu tant elle est proche de moi. Une rupture et un déménagement, un personnage attachant un peu loufoque et loser qui joue au détective privé (vous ai-je déjà parlé de mes activités enfantines de détective ?), un humour un peu absurde comme je l'aime, des personnages complètements barrés mais attachants, des thérapies et de références cinématographiques et littéraires qui me parle, bref, ce Jonathan Ames, c'est un peu mon ami américain celui-là.

Je vous recommande donc fortement Bored to death une série fantastique au casting remarquable et guest-stars improbables (Jim Jarmusch sur son BMX dans un loft vide, c'est un moment d'anthologie).

Tout cela m'amène aussi à ce dont je voulais vous parler : comment je réussis (encore) à trouver le moyen de me faire tourner en bourrique par mon ex. Bonne nouvelle : maintenant, je m'en rends compte. Eh oui, tout change, tout évolue. Parce que de fait, maintenant je n'en souffre plus, j'y perds juste quelques plumes, mon temps et mes nerfs.

Avant ma transition, je ne me serais jamais défini comme quelqu'un d'optimiste, d'absolument pas rancunier non plus. Pourtant, depuis quelques années, je constate avec dépit que, well, je suis une sorte de bisounours qui a tendance, malgré lui, à zapper bien trop vite les conflits et à croire à nouveau dans la bonté de l’Autre. D’ailleurs, pour celles ou ceux qui l’ont vu, Shutter Island (et pour moi l’un des meilleurs films de 2010, au passage) a été une révélation : je suis vraiment comme le personnage de Di Caprio des fois, c’est effrayant.

En soit j’imagine que c’est quelque chose de positif mais j’écris ce post pour garder en tête que je dois malgré tout rester prudent pour ne pas en souffrir ou me retrouver dans une énième situation de déception.