Ce matin je vais vous parler de ce conseil qu'une amie me martèle un peu ces temps-ci : « watch out ! ». Fais gaffe quoi. Parce que, oui, rien n'est plus facile que de se faire rattraper sans le vouloir par ses vieux démons.  Comme je suis quelqu'un passionné, un peu excessif et surtout facilement addict, il faut vraiment que je me méfie.

De fait, depuis deux jours je constate que si ma zen attitude est toujours au beau fixe, mes pensées, elles, sont beaucoup plus habitées par des choses désagréables propres à ce retour parisien et militant. Si tout va, toujours, bien côté moral et énergie, j'ai cependant parfaitement conscience qu'il faut que je reste sur mes gardes. À titre d'exemple, hier j'ai eu une crise d'insomnie, impossible de m'endormir avant 3h. Puis, cette nuit, je n'ai rêvé en boucle que deux choses, de conflits militants et de retrouvailles avec mon ex… Soit, précisément, ce qui me hantait jours et nuits au début de l'été. Tout ça, associé à une consultation un peu trop fréquente de mes mails, notamment militants et de Facebook, ce n'est pas très bon. Par ailleurs, je sais que le militantisme a tendance à m'éparpiller un peu, alors que, vraiment, là, je dois rester concentré sur mes cours, dans la mesure où je suis dans une situation de mission impossible pour mes rendus (une soixantaine de pages en 5 jours……).

Donc j'écris ce post matinal pour tenter d'exorciser un peu tout ça et surtout me rappeler à moi-même que si, justement, ça allait si bien ces temps-ci, c'est parce justement que j'étais revenu à ce qui m'enchante vraiment : la création et le développement de projets (films, sites, etc), les relations simples et agréables, la liberté de pensée et d'esprit (soit, tout le contraire d'un esprit encombré par des considérations sentimentales ou militantes).