Le Loup des Steppes

Transition d'un jeune loup FTM

Archive for the 'Sentiments' Category

Three transitions (Peter Campus, 1973)

J’ai eu que des cours passionnants aujourd’hui ! J’ai beaucoup appris et aussi avancé sur mes recherches pour les différents travaux que j’ai à faire (notamment l’un sur les artistes Klonaris/Thomadaki et l’autre sur les notions de genres, corps et identités dans l’art (numérique)).

Bon par contre je suis épuisé alors je simplement vais vous laisser méditer sur le formidable travail de Peter Campus…

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« On a Sunday morning »…

J’ai pris la résolution de ne plus boire jusqu’à mon anniversaire, pour arrêter de mess around et surtout pour « purifier » mon corps pendant un mois et faire du bien à mes cicatrices qui persistent à êtres roses… J’ai donc passé mon premier week-end sans boire d’alcool. Dur. Surtout en ce moment avec toutes ces sorties Mais j’ai de la volonté quand je le veux et je compte bien m’y tenir.

Sinon. Levé 8h. Fais un footing matinal. Suis allé au marché. Puis au cinéma, voir (enfin !) Entre les murs, film que j’ai beaucoup aimé, qui m’a ému et qui mérite vraiment sa Palme d’or.
Le tout avant 14h !

Du coup là je suis un peu naze et la semaine s’annonce encore chargée donc je fais une maj parce que je sais pas trop quand j’aurai le temps.

Réunion avec le collectif Uni-T, rdv chez le psy, lettres à rédiger pour de potentiels chirurgiens de Mtp, réunion au MAG avec la team du projet trans (et HES donc), permanence au MAG, Festival Cineffable, les cours, la vie, toussa.

Bref.

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Fernand l’ours blanc


Fernand l’ours blanc…

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Naze

Gros week-end. Beaucoup de choses à raconter. Mais peu dormi. Grosse journée. Injection de T à l’instant mais pas encore d’effets.

En gros. Je suis naze.

Heureusement, j’ai vu mon endoc l’autre jour et elle me passe de 21 à 17 jours pour la fréquence des injections. Ce qui est cool parce que les derniers jours étaient à chaque fois vraiment fatigants.

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Projets militants, culturels et associatifs # « 1 »

Alors. La suite de la journée d’hier et évènements à venir du week-end… Je vais fonctionner par « liste » parce que sinon on va pas s’en sortir :

– Hier réunion au MAG avec la nouvelle présidente S., Cw, A., L.P (MTF déléguée aux questions de genre d’HES, qui, au passage, est une personne adorable et très intéressante que je suis très content d’avoir rencontré !) et M. L’idée : se réunir régulièrement pour monter le « projet trans » au sein des deux organismes (le MAG et HES donc). En quelques lignes, la première idée est de faire 3 questionnaires en ligne pour pouvoir avoir des données précises (sur les jeunes trans, les éducateurs et parents de ces jeunes) pour pouvoir faire une étude dessus et ensuite en déduire une série de projets, mesures nécessaires (l’idée c’est qu’avec HES on peut espérer faire remonter ça aux politiques, les rencontrer…) etc. La deuxième est de réaliser une brochure pédagogique sur les trans, dans un premier temps à l’échelle du MAG. Enfin, Cw et moi allons faire une formation pour devenir « accueillants » au sein du MAG et pouvoir, à terme (si possible d’ici la fin de l’année), ouvrir le MAG un soir par semaine (ou autre, fréquence à définir) pour une permanence « spécial trans » qui pourrait répondre à une demande importante vu que pour l’instant ce type de lieu, pour les jeunes surtout, n’existe pas.

– Demain je dois voir N. et d’autres potes du forum pour parler de la création d’une asso « côté FTM ». Pour l’instant beaucoup de motiv’ de parts et d’autres, mais je ne pourrais en dire plus que lorsque la réunion (qui, dans l’idéal, se reproduira de façon hebdo) aura eu lieu.

– Dimanche réunion post-Existrans, bilan, débat sur la marche de l’année prochaine…

– Projet de campagne de spot « Spottons la transphobie » (je suis très fier de ma trouvaille pour le titre). L’idée : des spots cours, basés sur une idée accrocheuse, efficaces, un peu à la manière de ceux qui sont réalisé pour lutter contre le tabac, l’alcool au volant… J’ai déjà trouvé plein d’idées pour les spots, et puis d’autres potes en proposent aussi, c’est cool. Je pense que ça va se faire assez vite puisque ce n’est pas très lourd à réaliser. Le but étant de lancer le site, la campagne promo (je compte bien harceler toute la presse jusqu’à ce qu’ils en parlent, vu comment ils ont cordialement ignoré l’Existrans, ça va être sympa) et les spots (pas tous en même temps ceux là), pour début 2009.

– Projet de Calendrier trans pour 2010. Peu de choses à dire encore sur ça, le titre est assez explicite… Beaucoup de question (portée politique ou simplement artistique du projet, etc). Et puis comme ça vous pouvez tripper à nous imaginer en Dieux des stades… Huhu.

– Et le pire c’est que je suis sûr que j’en oublie là ! Ca peut paraître beaucoup mais les projets sont étalés dans le temps et surtout il y a pas mal de gens dessus tout de même.

Sinon, parce qu’un peu de frivolité ne fait pas de mal au milieu de toutes ces questions sérieuses, j’étudie la possibilité de faire le concours SamSam ! J’aimerai bien gagner la peluche SamSam (parce que malheureusement le déguisement risque d’être trop petit).

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Pratique critique des langages informatiques appliqués à l’art…

Journée très réjouissante, à tous les niveaux ! Je suis mort du coup ! Je vais donc scinder en deux post les évènements pour ne pas m’égarer.

D’abord, la fac.

Première chose. Les mecs c’est plus friendly que les filles. Serrage de mains (probablement plus « facile » quand on connaît à peine les gens, ça doit jouer), discussion en petit comité masculin, partage des expériences. C’est génial, vu qu’il n’y a pas de licence dans le domaine, on vient tous d’horizons totalement différentes, c’est enrichissant. Un gars est un illustrateur free lance qui reprend ses études, un autre sort d’une licence en communication et technologies, un autre viens des arts appliqués. (Y’a aussi un gars qui a une coupe de cheveux espagnole horrible mais qui est sympa, un mec d’au moins 45 ans à moustache qui sort des années 70, une coréenne programmeuse de ouf super gentille, une serbe au cheveux rouge, une fille très très cute et souriante, etc).

Et puis bon, n’empêche, c’est trop cool de découvrir ces nouveaux rapports sociaux, j’adore!

Ensuite. Je suis arrivé dans la salle, j’ai montré au prof mon nom sur la liste en lui disant qu’il faudrait qu’il le remplace par Samuel. Il a bloqué un instant, et a levé les yeux en demandant très surpris et très fort : « Remplacer V. par Samuel ??? ». Comme d’habitude, instinct de survie, le mensonge, sans me décontenancer : « Oui oui, je sais pas pourquoi c’est comme ça, c’est un bug informatique il faut croire ». Lui : « Ah, mais euh, vous avez parlé avec l’administration ? ». Moi : « Oui oui, ils sont au courant… ».

Bref, ça aurait pu s’arrêter là et me gêner un peu parce que ça n’aurait pu que reporter « la » discussion avec lui mais heureusement, il nous a fait remplir une fiche pour mieux nous connaître.
Au programme : nous présenter (j’ai donc écrit un texte de cinq lignes pour expliquer mon cas, que j’attends les nouveaux papiers, que mes camarades ne sont pas au courant, etc), parler des artistes et théoriciens de l’art numérique que l’on apprécie, ce que l’on attend du cours, quels logiciels on maîtrise, quelle est la différence entre dispositif et interface, si on fait de la programmation, etc.

Vous vous dites, de la programmation ? OUI !!!

En fait. Ce cours. C’est un rêve. Eveillé !

En gros, on est dans une grande salle chacun à notre poste informatique (récent, même si c’est un PC et que du coup j’ai pas l’habitude), avec tout un tas de logiciels montés sur la bécane. Et, en gros, on a une partie théorique (qui m’a l’air passionnante) dans laquelle on étudie l’histoire et les différents courants de l’art numérique et une partie pratique ou on programme !

Mais attention, là où ça devient géniallisime c’est qu’on ne va pas programmer / coder pour rien, mais pour faire de l’art ! Donc on va apprendre, par exemple, comment écrire les lignes de codes pour faire fonctionner une installation en interaction avec le public (ses mouvements, ses actions, la lumière etc), ce genre de trucs. Ca va me permettre de développer tellement mon champ et mes capacités de création artistique, j’en bave d’avance.

Le plus cool c’est que comme dans les autres cours où on a déjà du taf à faire pour la semaine prochaine, là, chaque semaine le prof va nous donner un mot / concept sur lequel on devra rendre une production (visuelle / numérique etc).

Et l’examen final c’est la présentation orale et la diffusion d’une oeuvre (art vidéo, interactivité, toussa).

Bref. Je suis complètement transcendé par ce cours. Et mon prof est un geek, il a sorti à la coréenne à un moment : « Ah ouais si tu fais du C++ (un langage de programmation) tu pourras développer des patchs pour Pure Data (un logiciel) c’est super ! » Huhu.

Et le bilan de cette semaine c’est que je suis ravi de mon choix d’orientation pour cette année. Parce que même si c’est vraiment dur (je repars un peu de zéro niveau connaissances) c’est incroyablement stimulant et c’est exactement le genre de domaine qui me passionne.

Voilà. Bientôt, la suite de ma journée et tout ce qui concerne le fourmillement de projets associatifs et artistiques en lien avec la « question trans ».

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Retour chez les Moldus

Hier j’ai donc repris les cours, sans aucune appréhension vu que personne ne peut soupçonner quoi que ce soit. Il fallait juste que je parle aux profs de mon cas en début de cours pour éviter toute gêne.

Il s’est trouvé que mes deux cours ont eu lieu avec les deux profs qui m’ont fait passer l’entretien en mai dernier.

La première avait un peu zappé et m’a fait répéter ce qui était assez drôle parce qu’en début de cours tout le monde est assis et n’a rien d’autre à faire que de regarder ce qui se passe. M’enfin une fois que j’ai dis que j’étais trans elle a du avoir un flash et a modifié la liste, je suis donc resté incognito. Le plus drôle c’est qu’après elle a fait circuler une feuille pour qu’on écrive nos noms, mails et numéro de téléphone (pour les cours qui se passeront à l’extérieur, dans des musées, ateliers d’artistes ou autre) et machinalement j’ai commencé à écrire B.V. Je me suis repris à la deuxième lettre pour finalement écrive B.S mais j’ai eu un grand fou-rire intérieur ! En même temps c’est assez logique, j’ai passé ma vie à écrire ce nom dans ma scolarité, d’où le réflexe.

Avec l’autre prof ça a été encore plus simple. Je lui ai juste dis, « oui en fait c’était juste pour vous demander de m’appeler Samuel » en montrant mon autre nom sur sa liste d’élèves. Il m’a dit « ah oui oui, bien sûr » avec un grand sourire.

Voilou, la suite jeudi mais bon, c’est cool.

Sinon. Pourquoi ce titre ?

Tout simplement parce que c’est très bizarre de me retrouver dans une foule de moldus après un tel week-end. Je me suis senti projeté dans un autre monde tellement straight et différent de mon environnement habituel.

Je dois vous avouer que je lutte un peu contre ce ressenti, parce que j’entends d’ici les commentaires de certain/e sur le communautarisme, etc.

Et je n’ai rien du tout contre les bios (et les straight) hein, mais c’est juste que c’est étrange de se retrouver plongé dans un univers si différent. De revenir parmi des gens qui n’ont aucune idée qu’on existe (je schématise, je sais).

Sinon, les cours, je vais pas m’étaler, mais c’était vraiment très nouveau pour moi. Les deux intitulés des cours que j’ai eu hier sont les suivants :

– L’incidence du développement technologique sur l’art contemporain
– Technologies du quotidien et engagement artistique

Sans s’étendre, disons simplement pour l’instant qu’en gros l’essentiel du travail de l’année va dépendre de chacun d’entre nous, et que cela consiste à, je cite, « Trouver le champ disciplinaire artistique, le thème, la question qui nous travaille. Définir les artistes, auteurs et oeuvres qui sont importants pour nous. » Bref, créer sa propre formation, faire son propre parcours (tiens, tiens…).

Mais bref, ça doit être flou pour vous, je pense que j’aurai l’occasion d’en reparler d’ici peu.

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« Y’en a assez! assez! assez d’cette société! qui ne respecte pas les trans, les gouines et les pédés! »


(Photo Caphi)

Non non, je n’ai pas disparu à queer city, si je n’ai pas posté depuis un petit moment c’est tout simplement parce que j’ai été très occupé. Ce qui est plutôt bon signe, non ?

C’était aussi ma rentrée universitaire aujourd’hui et je suis vraiment naze car j’ai peu dormi ces derniers temps. Donc il est fort possible que ce post soit assez mal écrit, mais bon, c’est pour donner des news, et dans mon état de fatigue, le fond prime sur la forme.

Et puis de toute façon pas besoin de beaucoup de mots pour dire que : ce week-end de l’Existrans a vraiment été génial ! Moi être très content.

La manif en elle-même : Vraiment cool de voir tous mes potes et de rencontrer d’autres ftm (du forum ou d’ailleurs), queer, mtf, butch, etc. Plein de rencontres, de discussions, et de slogans. Je me suis aussi baladé dans Paris torse nu ce qui a été assez jouissif dans son genre (merci Al. de m’avoir motiv).

Quant aux regards des passants, hum, les gens avaient leurs mâchoires décrochées et nous regardaient avec des yeux de merlans fris. J’étais totalement dans la marche et bien entouré donc je n’ai pas fait tellement attention aux commentaires transphobes ou aux regards méprisants, je préfère retenir l’étonnement total de tous ces gens. C’était même assez amusant de voir leurs regards perplexes et leur incompréhension. Et puis surtout cela montre à quel point cette marche est nécessaire !
À ce propos j’ai adoré le moment de l’arrivée devant Beaubourg où il y avait des free huggers très content de pouvoir nous prendre dans leur bras !

La soirée post-existrans dans le marais : Super soirée là aussi, dans la continuité de l’ambiance de l’Existrans, mais en plus relax, plus fun, plus alcoolisé, aussi. J’ai ainsi pu découvrir que vodka-manzana-cannelle est un délicieux mélange, que Donna Summers fait parti de mon inconscient, etc.

L’aprem et le repas Queer food for love à La Rotisserie : Le principe, faire à manger bio, vegan, purple puis manger tous ensemble ensuite. Bonne ambiance, retrouvaille et bon trip avec les gens de la vieille, rencontre inopinée « in real life » avec une transgenre avec qui j’étais en contact par mail et à qui je vais prêter ma voix pour un projet de bibliothèque sonore, discussion sympa avec Cd. un ftm photographe de San Francisco qui passe l’année à Paris, bref, very nice evening quoi.

Ce qui ressort de ce week-end (en plus du fun) c’est aussi que le fait de tous se croiser nous a permis de discuter de différents projets artistiques, militants, associatifs qui devraient pouvoir prendre forme dans les semaines et mois à venir.

Bref, tout ça était vraiment très cool.

MAIS.

Oui, il y a un mais. En ce week-end d’Existrans, de lutte contre la transphobie, l’un des notre a été tabassé par des connards de transphobes qui méritent la taule. Après avoir cuisiné avec nous il devait aller à Gare du nord puis revenir à la queer food, mais il est tombé sur des monstres transphobes. 22 points de sutures et 2 côtes cassées parce qu’on est trans, ça me mets vraiment hors de moi. Je suis très énervé et je voulais en parler pour rappeler que tout n’est pas fun, rose ou génial.

Du père qui répond à sa fille de 7 ans qu’on est des malades mentaux au groupe de mecs qui veut casser du trans, la transphobie est partout et on a pas fini de lutter contre…

Alors, je sais que la colère ne sert à rien et je n’ai pas envie de m’abaisser à leur niveau. Je dirai même qu’au contraire, cette triste histoire me donne envie de militer encore plus, et me ravis encore plus de travailler sur la brochure en préparation avec le MAG (on en reparlera), de faire un peu de pédago au près de jeunes ou autres, d’avancer sur mes différents projets artistiques, etc.

Etre visible. Quoi qu’il arrive. Parce que se cacher serait leur donner ce qu’ils veulent. Et je refuse de leur faire ce plaisir là.

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Endorphine

Je suis pas mal occupé par diverses choses en ce moment donc je vais faire court alors que j’ai des tonnes de trucs à raconter… Mais le principal c’est que J’AI REPRIS LA COURSE À PIED HIIIIIIIER.

Pardonnez ma légère hystérie mais ça m’a fait un tel bien !

Ces derniers temps j’étais frustré physiquement, je me sentais diminué, j’en avais marre de ne pas être en possession de mes moyens, etc, et tout ça pesait vraiment sur mon moral.

Donc lundi, après 3h30 de sommeil (merci à la blancheur du ciel propre à la grisaille parisienne qui m’a réveillé à 7h30), je me suis dis que c’était le moment. 3 mois 1/2 post-op, faut pas déconner, j’en pouvais juste plus et je devenais fou sans sport.

Malgré ma petite inquiétude (que ça tire trop, ce genre de truc), j’ai mis de l’elastoplaste à mon orteil pour faire une attelle (« simple » foulure finalement), une bonne dose de crème réparatrice sur mes cicatrices, et je suis sorti courir. Bilan niveau douleur : quasi rien si ce n’est une petite douleur comme « une légère douleur au coeur », mais à droite… Bizarre donc. C’est peut-être là où était attaché le drain, je sais pas trop. Du coup j’ai un peu ralenti sur la fin mais globalement c’était cool.

Je pensais pas que ça m’arriverait un jour de ressentir une telle joie en pratiquant la course à pied (je n’aime pas franchement ça – euphémisme) mais là ça a été vraiment libérateur. J’ai même souris stupidement en retrouvant mes amis du parc de Belleville : le (très) vieux chinois qui fait ses exercices matinaux, les joueurs de la table de ping-pong du parc, le clochard qui lit le journal toujours sur le même banc, les femmes qui se retrouvent dans l’allée principale pour faire leur Tai-chi, les chats des allées du haut, le jardinier qui parle tout seul (ou aux plantes), les dessinateurs, etc.

Je me suis senti reprendre possession de moi-même, revivre, et ça m’a fait un bien psychologique hallucinant de me sentir à nouveau en contrôle de mon corps (et donc, de ma vie, etc) comme ça.

Parce que, tout le monde le sait, je suis un meilleur être humain quand je cours. Et puis, séance de psy hebdo (ou presque) – je vous raconterai celle d’aujourd’hui demain – et course 3 fois par semaine ça devrait me permettre d’aller mieux, de mieux gérer le stress et a pression, quotidienne, que je peux ressentir parfois vis-à-vis de la transition et de shut the fuck up à l’angry guy inside me…

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Zabriskie Point

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