Le Loup des Steppes

Transition d'un jeune loup FTM

Archive for the 'Surgery' Category

Sc.2, Dr D. – Int / Jour – Hopital Intercommunal de Créteil – Part 2

Oui donc… Vraiment pas évident de se replonger dans tout ça pour écrire ce post…

Acte III. La consultation, un des pires moments de ma vie.

Encore un peu traumatisé par le « Madame B. » et les regards de toutes ces femmes, j’avais la tête en feu en ce début de rendez-vous. J’ai balbutié pendant quelques minutes, incapable d’articuler quoi que ce soit… Dans la salle, le Dr D. et (heureusement !!!) une assistante, d’environ mon âge, cute et vraiment adorable.

Le rendez-vous commence et ce mec ne m’inspire vraiment pas confiance. C’est évident qu’il me juge, qu’il ne connaît rien sur les trans, et en plus il n’est vraiment pas aimable. Il parle mille fois de « mutilation » et se demande si juridiquement il ne faudrait pas un papier légal (je lui dis, calmement, que la justice ne veut justement pas entendre parler des trans avant l’hysté… il met en doute ma parole…).

Il veut tout savoir, me questionne sur mon parcours, me demande avec amusement « comment ça m’est venu », me demande ce que mes parents en pensent, me questionne sur mon adoption, me demande avec agacement pourquoi je me suis fait opéré aux Etats-Unis, ne rate pas une occasion de me parler au féminin, même quand je viens juste de lui dire que je suis « étudiant », etc.

Honnêtement, heureusement que son assistante était là. À part le reprendre une ou deux fois sur le féminin (déjà énorme en soit), elle n’a quasi rien dit mais j’ai senti son regard de soutien pendant tout le rendez-vous. À chaque V. j’ai senti son regard sur moi, son malaise face à au manque d’humanisme et d’empathie du Dr D. Elle a peu fait « réellement » mais putain sa présence a été salvatrice. Témoin du mépris du Dr D. elle m’a permis de tenir le coup et de ne pas me sentir trop oppressé sous le voyeurisme et les questions déplacées de ce docteur.

Docteur qui m’a demandé sans gêne (et avec un sourire) si j’avais un « compagnon, ou une compagne, ou, euh, enfin, ce que vous avez… ». Comme si je n’étais qu’un truc, qu’un « it »…

Ensuite il m’a dit qu’il allait m’ausculter. Sous le choc, je lui ai fait comprendre mon étonnement et lui ai dit que j’avais consulté un chirurgien avant qui ne m’avait pas ausculté. Il a joué les gars outré, critiquant son confrère (que je soupçonne d’avoir eu beaucoup plus de tact et d’humanité, lui qui m’a parlé au masculin, contrairement à ce connard)…

Pour être honnête, pendant quelques secondes j’ai pensé à partir en courant. J’ai vraiment été submergé par un « c’est pas possible » mais la T aidant j’ai réussi à ne pas craquer et à rester là pour affronter cette horreur. La jeune stagiaire m’a demandé si ça me gênait qu’elle soit là et si je préférai qu’elle sorte. Gêné, je lui ai dit que oui, je préférais qu’elle sorte. Très gentille, elle m’a dit en souriant qu’il n’y avait pas de problème et que c’est pour ça qu’elle demandait.

Puis, méprisant, le Dr D. m’a demandé de me dépêcher de me déshabiller en me disant que c’était « pas sérieux » et qu’il n’avait pas de temps à perdre. Il m’a ensuite posé des questions. A grommelé comme si j’étais un freak quand je lui ai dis que j’avais jamais vu de gynéco avant. Tout ça sans aucune considération pour mon sentiment actuel. Je vais pas parler de viol parce que ce serait déplacé et qu’on ne peut sans doute pas comparer. Mais, honnêtement, je n’ai jamais été autant humilié et blessé dans ma personne que pendant ces quelques minutes.

Il a voulu voir « ma poitrine » en passant, a soulevé mon t-shirt, a touché en appuyant fort sur ma cicatrice (ce qui m’a fait mal et m’a obligé à lui dire « doucement ! ») et m’a sorti un « vous auriez du vous faire opérer en France » cinglant. J’étais tellement choqué par la consultation à ce moment que je n’ai pas pu sortir quoi que ce soit. Mais malgré le choc j’ai tout de même pensé que c’était un sacré connard méprisant et inhumain !

Et puis il a fait sa consultation. Je vais même pas en parler parce que ça me dégoûte. Ca a été vraiment traumatisant et j’ai cru que je j’allais pas survivre à ce truc. Désolé mais je peux juste pas raconter, ni ses commentaires, ni son mépris, ni son manque d’humanisme…

Puis il m’a demandé de me rhabiller et à continué à me poser des questions, insistant sur l’aspect mutilation. Exigeant aussi des certificats de mon psy et de l’endoc pour pouvoir bloquer la moindre date (tout en continuant à mettre en doute ma parole et à insinuer qu’il faudrait probablement un papier d’un tribunal pour attester du truc, etc).

J’étais vraiment limite à ce moment, et je sentais que la stagiaire avait compris que j’étais vraiment au bord. Il a continué à me poser des questions, auxquelles j’ai répondu comme un robot, m’efforçant de ne pas lui montrer ce que je ressentais.

À ce propos, vive la T qui contient les larmes (même si la souffrance sourde est probablement plus dure), et malgré tout j’ai vraiment failli craquer…

J’ai réussi à lui poser quelques questions et puis il m’a sorti – en remplissant mon dossier – un « mais donc vous avez déjà le prénom V. ? »… Choqué, je lui ai dis « non, j’ai encore le prénom V. ! ». Et là il s’est excusé trois fois et j’ai compris que depuis le début il me croyait probablement MTF…. Ce qui est vraiment énorme vu que je consultais pour une putain d’hystérectomie….!!!! Mais à sa tête j’ai compris la confusion, la gêne, et j’ai compris, du coup, la réflexion sur ma « poitrine »…..

Bref. là je me suis dis que ce mec était non seulement un con mais en plus un abruti.

J’ai quand même essayé d’en savoir plus sur une date d’opé, et même s’il m’a dit qu’il ne bloquerait rien sans avoir les certificats, que ça pourrait être vers novembre, vu qu’il n’y avait pas de contre-indication médicale…

À ce moment j’étais vraiment à bout et je voulais juste partir en courant.

Le rdv s’est terminé et j’ai salué chaleureusement la stagiaire qui m’a souri d’un air vraiment compatissant type « désolé que tu sois tombé sur ce con, je te comprends moi »….

Et puis je suis parti, chancelant et complètement à bout, éprouvé, fatigué, vidé…

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Sc.2, Dr D. – Int / Jour – Hopital Intercommunal de Créteil – Part 1

Bon, j’ai aucune envie de revivre l’horrible matinée que je viens de me tapper mais bon, si ça peut servir à quelqu’un un jour… Yay, faisons ça pour la science…

Prologue.

J’ai dormi 4h, et pas du meilleur sommeil. Je me suis pourtant réveillé spontanément à 7h en me sentant vraiment pas très content de moi et moyennement bien dans ma peau. J’ai regardé les avions passer dans le ciel en écoutant de la musique pendant une heure, ça m’a un peu apaisé. Et puis à 8h je suis allé prendre ma douche.

Acte I. Les bitch de l’adminstration.

Après une bonne heure trajet, je suis arrivé vers 10h à l’Hopital Intercommunal de Créteil. Direction le bâtiment C, « Gynécologie et obstétrique »… Youpi.
Première salle d’attente, que des couples avec femme enceinte. Je regrette de pas avoir eu une copine à amener avec moi pour qu’elle joue la femme enceinte… Après quelques minutes, c’est à mon tour de voir une des deux secrétaires à l’accueil. Je n’ai pas ma carte d’identité (perdue cet été) mais simplement ma carte vitale (avec photo). Rien à faire, elle est aimable comme une porte de prison et s’en tappe royalement, elle ne veut pas m’inscrire dans l’ordi sans « pièce d’identité » (pff, et la carte vitale c’est quoi ?) et je ne peux pas avoir mon rdv… Elle me demande quel médecin je viens voir et quand je lui dis que je viens voir le Dr D., elle fait une tête qui en dit long type « ah ouais je vois, c’est bien ce qu’il me semblait… » (comprendre « encore un putain de trans »). Je reste poli mais elle me fait plus ou moins dégager en disant qu’elle ne peut rien faire… Je me rends donc à l’accueil des consultations ou je tombe (heureusement) sur deux secrétaires sympas, qui me parle totalement au féminin mais se montrent compréhensives. L’une de m’accompagne revoir la bitch, toujours rien à faire, et à part insister (en mode clin d’oeil) sur le fait que je viens voir le Dr D., elle ne fait rien. Je retourne alors avec la secrétaire gentille dans son bureau et elle me suggère d’aller au commissariat faire une déclaration de perte en me disant, complice « ben oui faut bien trouver des trucs pour contourner l’administration hein… ».

Je me vois vraiment pas du tout aller au commissariat de Créteil cela dit pour expliquer mon cas. Je vois le truc venir comme une maison. Nan mais franchement, un mec qui fait une déclaration de vol pour une carte d’identité avec un F., moyen.

Heureusement, j’appelle ma mère qui a la bonne idée de suggérer le fax. Je retourne donc voir la bitch qui me déteste visiblement, pour lui demander le numéro de fax. Visiblement déçue que je m’obstine, elle me le donne malgré tout en ronchonnant. Un bon quart plus tard, je vais chercher le fax de mon passeport et extrait de livret de famille. Je patiente encore dans cette salle à la con et c’est enfin à moi de (re)passer. Je vais voir la collègue de la bitch en espérant qu’elle sera moins conne, mais en fait non. Tout aussi méprisante que l’autre, elle daigne jeter un oeil aux papiers… Le passeport est quasiment illisible mais heureusement il y a le livret de famille qui fait autorité. Elle commence alors à entrer les infos dans son ordi quand sa collègue – qui vraiment ne veut pas que je vois le Dr D., salle transphobe – s’incruste en disant que la photo est pas valable, qu’on me reconnaît pas etc. Calmement, j’insiste en disant que bon, y’a le fax du passeport, le livret de famille, et ma carte vitale avec photo récente donc que c’est pas mal quoi… La bitch n°2 daigne donc finalement m’inscrire et me donne le papier qui me permet enfin de passer au secrétariat suivant… Pas de au revoir ou aucune formule de politesse par contre hein, faut pas déconner non plus, on va pas être poli avec un sous-homme…

Je repasse donc par la secrétaire sympa pour lui donner le papier que j’ai mis 3/4 d’heure à obtenir, et elle me dit d’aller dans la salle d’attente.

Acte II. La salle d’attente, grand moment de solitude.

Je vais pas raconter en large et travers à quel point c’était pas agréable d’être dans une salle avec une trentaine de femme, la plupart enceintes. En plus ma voisine se met en tête de me parler, de son mec qui n’est pas là, que c’est chiant. Elle me demande si moi aussi j’attends quelqu’un. Avant même que je puisse penser, j’ai déjà dis « oui ». Hum… Je redoute maintenant un peu plus le moment ou le médecin m’appellera.

Pour éviter que quiconque me parle à nouveau, je me mets à lire. Caïn de Byron. Les premiers mots que je lis sont :

« LUCIFER. – Le Créateur, quel que soit le nom
Que tu lui donnes, ne crée que pour détruire.
 »

Super. C’est pas ce genre de mots qui vont m’aider à me sortir de cette pesanteur qui m’a envahit depuis quelques jours…! Cela dit la phrase me plaît. J’y pense quelques instants avant de me replonger dans ma lecture.

2h30 plus tard (non, je n’exagère pas, il était 13h à ce moment-là) le Dr D. m’appelle « Madame B. » Je peux vous dire que j’ai senti lourdement les 30 regards interrogateurs des femmes qui m’entouraient. Mais je n’en ai pas croisé un, j’ai gardé la tête dans mon livre pour survivre à cet horrible moment…

Bon, voilà pour les deux premiers actes, je dois partir là mais la suite (le pire) à venir très prochainement (dans la soirée probablement) : l’acte III (la consultation, un des pires moments de ma vie).

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Sc.1, Cabinet du Dr G. – Int / Jour – Clinique du Parc Monceau

Ce matin j’avais rdv avec le Dr G. à la Clinique du Parc Monceau.

Sauf que j’avais oublié son nom. Je me suis donc rendu à l’accueil :

– La Secrétaire : Bonjour Mr.
– Moi : Bonjour, j’ai rendez-vous avec un chirurgien gynécologue mais j’ai oublié son nom.

Elle bloque. Puis tilte.
– Ah ! Le Dr G. ?
– Oui !
– C’est en face pour les consultations.
– Merci.

Huhu.

Ensuite j’ai attendu une heure ce qui m’a permis d’observer mon environnement : avant la rencontre avec le Dr j’étais peu enthousiasmé… Ni par les dessins de fleurs encadrés et accrochés tordus (le maniaque en moi à failli se lever pour remettre le truc, c’est flippant !). Ni la secrétaire – Ghislaine – à la voix de Zézette dans Le Père Noël est une ordure, que je ne voyais pas mais entendais (j’ai pu ainsi assister à une scène à la Tati, où je voyais la secrétaire en face de moi parler au téléphone avec la voix forte de Ghislaine – que je croyais être la sienne au début – jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles étaient deux personnes différentes !). Ni les piles de Figaro Magazine, seule lecture possible. Ni les vieilles bourges liftées avec leurs trucs Chanel. Ni les bébé dans leurs poussettes à 3000 euros. Ni ce médecin chauve et bedonnant qui se prenait pour un dieu et n’arrêtait pas de passer devant la secrétaire en lui faisant des clins d’œil vicelards (dans Grey’s Anatomy c’est mieux, au moins ils sont jeunes et beaux).

Au cours de cette étude sociologique, j’ai également pu cerner la différence entre la France et les Etats-Unis : bien que dans les deux cas on ne soit qu’un patient parmi d’autres, un numéro donc, ici on le ressent, alors que là bas on nous le fait complètement oublier.

Mais bref, après cette description du contexte, passons au plus important.

Le Dr G. est très gentil, il a une voix calme et un regard clair, doux. Du coup il m’a tout de suite apaisé, et j’ai oublié la salle d’attente et que j’étais chez le gynéco (pour la première fois de ma life au passage, mais je sais pas si ça compte vu que dans le fond c’était juste du blabla et qu’il est aussi chirurgien).

Quand je lui ai dis que j’étais plutôt pour la coelioscopie parce que c’était apparemment mieux pour la récupération. Il a souri et m’a dit qu’en gros chacun vantait les mérites de sa technique. Les plus de la sienne étant : pas d’anesthésie générale (locale au niveau du ventre + médoc pour me shooter et me mettre dans les vapes) ce qui est bien vu que j’ai déjà été opéré fin juin, une hospitalisation assez courte (max 4 jours), a priori pas de fils, de sonde ou de soin post-op trop lourds (tout est à l’intérieur pour les fils). Niveau récup’ il m’a dit qu’il fallait compter une dizaine de jours pour marcher à nouveau et ensuite ça dépend des gens, mais d’après ce que j’ai pu lire, il faut entre 4 et 5 semaines pour être parfaitement remis sur pieds.
Sinon niveau thunes c’est raisonnable (dans la moyenne) et surtout a priori tout peut être remboursé par la sécu + mutuelle (tout étant 120+18 euros / jours pour les jours d’hospitalisation + 600 euros d’honoraires + l’anesthésiste).

Et SURTOUT, il a une date le 23 SEPTEMBRE… Du coup j’ai pris rdv avec l’anesthésiste pour le 17. Vu que j’ai rdv à Créteil la vieille, ça me laisse le week-end pour réfléchir aux avantages et inconvénients de chaque truc, et en fonction du feeling et des dates proposées par l’autre chirurgien, j’annulerai ou pas le rdv chez l’anesthésiste.

En fait, d’un côté on a :

– – – Une cicatrice (peu visible après quelques mois puisque située au niveau du bas ventre – et que je suis poilu) et un temps récupération un peu plus long sur le long terme (puisqu’à court terme c’est, en gros, pareil : une quinzaine de jours avant de pouvoir faire des trucs à nouveau).
+++ Une opération le 23 septembre ce qui me permettra d’être sur pieds pour ma rentrée universitaire et d’entamer les démarches administratives très rapidement avec tout ce que cela implique de simplifications ensuite (boulots, stages, voyages…!). Un bon contact avec le chirurgien. Une anesthésie moins lourde puisque locale.

Et de l’autre (à confirmer mardi) :

– – – Un temps d’attente plus long (pas avant janvier a priori – période d’exam), là aussi, avec tout ce que cela implique niveau changement d’état civil. Un hôpital qui une réputation mitigée (deux témoignages : un sans problème, l’autre avec un horrible contexte et un personnel odieux).
+++ 4 minuscules cicatrices, quasi invisibles quelques mois post-op. Une récupération à long terme plus rapide.

Voilà. Donc maintenant c’est la prise de tête, et tout le monde sait à quel point je suis du genre indécis…..

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Post-op #11 – Maj – A.k.a “I never thought I’d be so happy to see the color pink”

Hop, la vaseline a fait son effet, la croûte est tombée, a priori rien à signaler. Le contour du téton dont la croûte est partie est peut-être un peu moins net (rond) et un peu plus large (? pas sûr) que son voisin mais je sais pas encore très bien car il reste une sorte de couche « marron » sur la majeure partie des deux tétons. C’est comme une fine peau protectrice qui je pense finira par partir à un moment ou à un autre.

Par contre je ressens toujours un sentiment d’enquilose dans les pectoraux, ça commence à me gaver, surtout quand ça pourrait être cool (han, le teasing de la mort qui tue). Hâte aussi de retrouver totalement possession de mon corps et de pouvoir courir, sautiller, tout ça quoi…

Sinon je suis un peu tout le temps fatigué ces dernier temps, je sais pas trop pourquoi.

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Post-op #11

Voilà une bonne chose de faite ! En effet, suite à la réponse rapide de Bettye, l’infirmière adorable de Fischer, j’ai pu traiter les fils qui dépassaient (là où y’avait eu les drains) et m’embêtaient depuis un moment :

« Hi Sam, Just have someone take some tweezers and gently pull the suture and then snip it at the skin level. It usually breaks off at the skin level, but sometimes it needs to be cut off. I hope this helps. »

Du coup, muni d’une pince à épiler et de petits ciseaux préalablement stérilisés à l’eau bouillante, Mum et moi avons pu intervenir.

Du côté droit le fil était noir et fin, il est parti tout seul après l’avoir coupé. De l’autre côté, l’espèce de fil de pêche que j’avais n’est pas parti. On a juste coupé au niveau de la peau (pas assez prêt à mon goût mais bon, c’est difficile) et c’est quand même mieux.

Sinon, depuis trois ou quatre jours j’applique plusieurs fois par jour de la crème cicatrisante Cicaplast.

Et, last but not least, j’ai finally appliqué de la vaseline sur la croûte qui traîne trop à partir sur mon téton gauche (on sait jamais ce qui peut se passer sous un croûte épaisse après un certain temps). Normalement en mettant une noix de vaseline dessus et en laissant ça toute la nuit, elle devrait se ramollir et partir toute seule demain.

Voilou pour les petites nouvelles en direct du front.

C’est encore un peu gore mais god j’aime vraiment ce petit torse ! Même si bon, ma pilosité ce développe et je n’ai aucune idée d’à quel moment ça va bien pouvoir s’arrêter. Je sens bien que les mini poils actuels vont devenir plus visible very soon. Et ça, on n’aime toujours pas trop… M’enfin. On verra bien hein.

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Hysté, rdv

Bon voilà, j’ai pris deux rdv pour les 12 et 16 septembre chez deux chirurgiens gynéco, pour l’hysté.

Pour les noms je suis passé par « le réseau » (comprendre, les expériences et infos que certaines gentilles âmes récupèrent et synthétisent) parce que démarcher tout seul c’est vraiment pas évident. Que des refus téléphoniques. Dans un hôpital qui porte mal son nom vu le peu d’empathie dont son personnel fait preuve face à la « différence », on m’a sorti (après quelques secondes d’attentes) un méprisant « Oui. Bon là j’ai posé la question mais on pourra pas vous prendre en charge là, vu le contexte… » Mouais… « Vu le contexte. » Hum.

En revanche là où j’ai appelé en obtenant des rendez-vous les secrétaires ont été très sympas au téléphone, pas de jugements et elles semblaient vraiment cool avec la situation, compréhensives, tout ça. C’était plaisant.

Sinon concernant les chirurgiens, l’un ne fait pas de coelio mais peut opérer très vite et apparemment son staff est impecc, pour l’autre je sais pas encore, je crois que j’expérimente un peu (pas l’hôpital mais ce chirurgien). Apparemment il pratique la coelio mais ça dépend aussi des cas, donc je verrai directement avec lui. Maintenant je méga balise sur la consultation en fait. Irk. J’ai aucune idée de comment ça se passe tiens, faut que me renseigne.

J’ai hâââte de voir comment ça va se passer, quel chirurgien va être l’élu qui aura le privilège de me libérer de mon dernier gros poids. Hiiii. Bientôt tout ça sera « fini », j’aurai plus besoin de faire d’opé et je pourrais lancer la procédure pour le changement d’état civil ! J’aimerais vraiment bien que ça se fasse avant fin novembre pour pouvoir fêter mes 22 ans en homme liiibre !

Bon enfin, en attendant. J’ai chaud. Comme je le disais à l’instant à C., je suis actuellement torse nu, face à un ventilo, à l’ombre, quasi immobile, et pourtant je transpire ! C’est dur. Si si.

Edit ps pour le padawan que tu es peut-être (je cherchais les mots de Yoda a.k.a Izé à ce sujet mais je retrouve pas) : En matière de recherche de Dr, l’idéal (si possible, ce qui n’était pas mon cas en étant à Mtp pour l’été) reste de se déplacer en personne et de les confronter sur les sujets en face… Parce qu’il est plus difficile de dire non en vrai qu’au téléphone…

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Bleeding nipple

Je vous préviens tout de suite, non, ce titre ne fait pas référence à une chanson d’un groupe de hard rock ou à je ne sais quoi de métaphorique… Ame sensible, s’abstenir.

Ce matin j’ai constaté que la croûte qui restait sur mon téton droit se décollait. Cinq minutes plus tard, dans la douche, j’ai constaté avec effroi qu’elle était partie d’un coup avec l’eau, entraînant un bout de mon téton (enfin pas un « bout » mais disons que toute la croûte n’était pas prête à partir, mais tout est parti d’un coup). Résultat, je me suis retrouvé dans la douche à contempler mon téton sanglant.

Plus tard dans la journée j’ai mis pansement dessus pour pouvoir enfiler un débardeur. Mauvaise idée.

Là il est 4h26 et je ne peux pas me coucher comme je l’avais prévu après ma séance de bétadine du soir parce que le pansement que j’avais mis pour protéger ce téton ensanglanté a un peu accroché… Du coup, je saigne à nouveau. Donc j’attends que ça « sèche » pour remettre un pansement et me coucher.

Je prends sur moi pour ne pas penser et regarder mon torse. Et bizarrement ça va relativement. Faut dire que je suis bien naze en fait. Je considère même la possibilité de dormir assis dans le fauteuil où je me trouve actuellement.

Niveau sensation ? Légers picotements. Et oui, faut bien avoir des avantages au fait de ne plus avoir de sensation dans ses tétons…

Cela dit, tout à l’heure, en appliquant de la bétadine sur ce grand blessé j’ai SENTI l’humidité ! Et, j’ai réalisé que 1/ il y a une différence entre le fait de sentir l’eau couler sur sois et sentir le MOUILLÉ, 2/ la bétadine c’est mouillé… Bref, en gros, ça veut dire que mon corps percute la sensation de mouillé sur une seule zone de mon torse : un bout de téton, à vif…..

Voilà pour les réjouissances du jour.

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Post-op #10 : Politique des cicatrices

Ouais donc c’est cool, j’ai eu ma T shot. J’en vois les effets. Comme je le disais à C. tout à l’heure, je ressens essentiellement deux des trois « H » habituels : Hungry et horny. Pas encore totalement happy. Parce qu’en ce moment je stresse pas mal sur l’évolution de mes cicatrices (et de ma « zone dure » qui persiste malgré les massages).

Alors, faisons, ensemble, pour un avenir meilleur, un petit point.

Déjà, il faut le dire, y’a plus beaucoup de pansements qui essayent de résister. Mais quand même…

Mon téton droit est libre. Il est mimi, tout petit, bien positionné, bref, je l’apprécie. Le gauche est encore un peu bandé et a des contours moins nets (croûtes). Mais bon. À côté de ce qui se passe à l’extrême gauche (voilà, on en revient toujours là, les extrêmes…), c’est pas méchant.

Je vous en parlais l’autre fois, là où était le drain à gauche c’est franchement pas joli. Grosse cicatrice (bon faut relativiser mais par rapport au trait net de scalpel pour les incisions, c’est bof) et putain de fil qui sort et re-rentre sous ma peau (comme une sorte de petit pont) ! L’infirmière qui m’a dit que y’avait pas de problème apparent de cicatrisation m’a dit de surveiller ce coin et de mettre fréquemment de la bétadine parce qu’un fil qui sort c’est un risque d’infection.

Tout à l’heure en voyant cette zone rose et en mode tranchée 14-18, j’ai été pris d’une sorte de petit vertige. Et puis c’est passé. Moi fort. Toi Jane.

Et puis à droite y’a aussi un petit fil qui dépasse (mais noir celui là, pas comme le fil de pêche que j’ai à gauche). Mais bon. Je refuse de trop me prendre la tête. J’applique consciencieusement, et régulièrement, la bétadine et j’attends que ces petits coquins partent d’eux-mêmes !

Sinon, niveau feeling, je suis vraiment un homme libre. Je bouge normalement. C’est clair que je peux pas tenter le diable, toujours rien porter de lourd (tiens, j’avais pas raconté comment j’ai du misérablement abandonner mon ordinateur portable ce week-end parce qu’il était trop lourd dans mon sac…). Mais bon. Je peux faire les mouvements de base. Et… je peux dormir sur le côté maintenant ! Pas trop longtemps mais je peux !

Cela dit j’ai hâte de pouvoir dormir sur le ventre. Et surtout de reprendre le sport. Je deviens maigrichon et mou. Au lieu d’être sec et musclé. M’enfin. De toute façon j’ai déjà trop de poils pour jouer au jeune éphèbe. Mais ça, j’en parlerais la prochaine fois. D’abord il faut que je fasse un travail sur moi-même, pour accepter mon côté bear. ;-p

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Hormonal

Ces jours-ci je me trouve bizarre. Ca va mais j’ai des pics hormonaux étonnants. Qui me ramènent back in 2007. Pour comprendre, il faut que je vous explique quand même un ou deux trucs.

Déjà, à la base, je suis quelqu’un de très sensibles aux effets hormonaux. Quand j’avais mes règles je devenais ouf et complètement énervé ou déprimé, selon. J’ai par exemple déjà pleuré en voyant des petits moineaux en hiver, ils étaient tellement petits et fragiles… Hum. Bref. Vous voyez le genre. :-p

Depuis la T je suis plus régulé mais ces jours-ci il me semble avoir senti les effets d’une coupure de T pendant deux mois : mon corps ne s’est pas encore rééquilibré, et à quelques jours de ma prochaine injection, je ressent clairement le manque.

Résultat, j’ai des réactions agressives illogiques, et j’oscille un peu dans mon ressenti, parfois très content, parfois dépité. Evidemment, je n’ai pas mon ordonnance de T sur moi, du coup je vais devoir attendre de rentrer à Mtp pour ma shot…

Mais bon. C’est la vie.

Sinon niveau surgery, j’ai toujours ma petite boule (kyste ?) donc je verrai avec l’infirmière qui me fera la piqûre lundi. Et puis les pansements se barrent sérieusement du côté droit, je vois maintenant la moitié de l’incision. C’est rose et pas très sexy. Mais bon. Mon téton droit commence à se découvrir lui aussi, mais je sais pas trop à quoi m’en tenir, il me semble avoir des croûtes différentes de son pote. Chelou. J’attends d’en voir plus pour me faire un avis…

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Post-op #9 : Boy, it’s already been a month !


J’aime beaucoup l’affiche derrière moi, « le kif détruit le corps et l’esprit »…

« Drive boy dog boy dirty numb angel boy
In the doorway boy she was a lipstick boy
She was a beautiful boy and tears boy
And all in your innerspace boy you had
Hands girl boy and steel boy you had
Chemicals boy Ive grown so close to you
Boy and you just groan boy she said
Comeover comeover she smiled at you boy.

Let your feelings slip boy but never your mask boy
Random blonde bio high density rhythm blonde boy
Blonde country blonde high density
You are my drug boy youre real boy speak to me
And boy dog dirty numb cracking boy
You get wet boy big big time boy
Acid bear boy babes and babes and babes and
Babes and babes and remembering nothing boy.
You like my tin horn boy and get wet like an angel.
Derail.
 »

Le texte vient de la chanson d’Underworld, Born slippy, qui me donne toujours la pêche. Today, je suis d’humeur festive. Enfin ! Le droit de toucher à nouveau à un peu d’alcool !

Alors champaaaaagne.

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