Le Loup des Steppes

Transition d'un jeune loup FTM

Archive for the 'Art' Category

Zabriskie Point

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Bukowski

« Certains ne deviennent jamais fous… Leurs vies doivent être bien ennuyeuses. »

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Travis

Dommage, j’avais pas le sang ou la veste pour aller avec…

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Newman

« What we got here is… failure to communicate. »

Je suis triste. Paul Newman était mon acteur préféré. Un peu mon héros aussi, mon modèle. Pour son talent, ses choix de carrière, sa personnalité, sa classe, son humanité, ses yeux bleus… Bref, R.I.P Paul, et merci pour tous ces beaux films…

Petit rappel d’une partie de ses films…: Le Gaucher (The Left Handed Gun) d’Arthur Penn, La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof) de Richard Brooks, Exodus d’Otto Preminger, L’Arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen, Le Plus sauvage d’entre tous (Hud) de Martin Ritt, Le Rideau déchiré (Torn Curtain) d’Alfred Hitchcock, Hombre de Martin Ritt, Luke la main froide (Cool Hand Luke) de Stuart Rosenberg, Butch Cassidy et le Kid (Butch Cassidy and the Sundance Kid) de George Roy Hill, Le Piège (The MacKintosh Man) de John Huston, L’Arnaque (The Sting) de George Roy Hill, La Tour infernale (The Towering Inferno) de John Guillermin, Le Verdict (The Verdict) de Sidney Lumet, La Couleur de l’argent (The Color of Money) de Martin Scorsese, Les Sentiers de la perdition (Road to Perdition) de Sam Mendes, Cars de John Lasseter…

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Action de corps exclu

Image extraite de l’installation multimédia XYXX Mosaïc identity de Klonaris et Thomadaki.

« Au commencement était le mot. Et du mot vint l’exclusion. L’histoire a commencé d’une expulsion pareille. Nous sommes les enfants de ceux qui ont cédé la place, nous sommes les enfants d’histoires de ceux qui ont cédé le pas. Nous sommes tous des enfants d’immigrés. Toute la culture est ce tiers exclus. Et le mot se fit corps.Corps lieu de tous les marquages, de toutes les blessures, de toutes les traces. Dans ta chair s’inscrivent les tortures, les interdits des classes sociales, les violences des pouvoirs dispersés mais jamais abolis. Aujourd’hui, seuls les exclus créent. Car c’est leur corps qui parle, énonce le refus. Corps de refus, corps vendus non acheté, corps condamné, corps prostitué, corps torturé, corps outil de travail, corps pédé, corps drogué, corps alcoolique, corps malade, ici et maintenant la parole du corps est corps, son insurrection de viande consciente vers le sacré, vers l’autre n’est peut-être simplement de la fulgurance ontologique de la caresse. »

Extrait du texte de l’action de Michel Journiac, réalisée au Musée National d’Art Moderne Centre Georges Pompidou, 19 novembre 1983.

J’ai traduit ce texte en anglais pour l’association de diffusion queer Le Peuple qui manque il y a quelque temps, le film sera diffusé au NY Queer Experimental Film Fesival en octobre.

Pourquoi mettre une partie de ce texte en ligne maintenant. Parce que je le trouve beau. Et qu’il me parle, là, maintenant.

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Tournage #1 – MAG

J’ai passé une super journée ! Y’a pas à dire, pour moi, les tournages c’est la vie. Surtout que là j’ai réussi à mélanger les deux choses qui comptent beaucoup dans ma vie, à savoir : le cinéma / la création et la « culture queer ».

C’était pour le tournage d’un clip de promo pour le MAG (asso LGBT parisienne pour ceux qui ne connaissent pas) qui « accueille officiellement » les bi et les trans (asso plus homo à la base).

Et, attention, info exclusive et « choquante » : je « joue » dedans (entre guillemets parce que c’est un pour un clip donc le rôle est muet). En gros 6 personnes représentent les lettres LGBT et moi je suis un B (y’avait déjà E. pour le trans FTM).

Cette journée m’a aussi permis de rencontre E., que je lis depuis plusieurs mois (son blog) et que je fréquente sur les différents forums. C’est toujours hyper agréable d’enfin mettre un tête sur pseudo et ça m’a vraiment fait plaisir de le voir.
Il y avait aussi Cw que j’avais vu pour la première fois la semaine dernière et avec qui je trip aussi vraiment bien (même délire ciné, même motiv pour tout un tas de projet, etc). Et puis A., bien sûr, réalisatrice et présidente du MAG. J’ai également pu croiser J. pour la première fois, et rencontrer plein d’autres lesbiennes, gays, gender variants (c’est bizarre de résumer comme ça mais bon) très sympas !

Je suis ravi, et très content d’avoir figuré dans le film parce que dans son genre c’est une grande première ! Je mettrai des captures d’écrans ici dès que Cw m’en fera parvenir !

Et puis aux pauses café, repas ou goûter on a pu discuter de nos différents ressentis, de nos perceptions et expériences… C’était à la fois enrichissant et exaltant de pouvoir parler de tout ça avec des gens qui comprennent et/ou ressentent les choses parfois différemment. Au-delà des parcours et des cases, tout ça m’a fait beaucoup de bien.

Ah et puis on m’a appelé « Samuel » toute la journée c’était cool aussi. J’adore le diminutif Sam mais j’avoue que c’est agréable aussi d’être appelé « en entier » parfois !

Du coup je suis remotivé par la vie, et l’envie de faire tout un tas de projets me porte et m’empêchera je pense de trop rester dans ce mood « incertain » de ces derniers temps.

Agir pour ne pas penser, voilà une des clefs.

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Sometimes

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I’m your man

Hasard de la programmation d’iTunes…

If you want a lover
Ill do anything you ask me to
And if you want another kind of love
Ill wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
Im your man

(…)

J’ai toujours eu un petit faible pour la voix rauque de Leonard Cohen. Cette chanson je l’ai découverte en regardant la série The L Word. Dans une scène, Ivan, un drag-king qui se révèlera finalement FTM (interprété magistralement par Kelly Lynch), séduisait le personnage de Kit (Pam Grier) en lui mimant cette chanson.

C’est marrant d’ailleurs, parce que j’ai découvert Leonard à travers le cinéma, et plus précisément par le film d’Egoyan, Exotica, dans lequel Mia Kirshner fait un sympathique streap-tease sur Everybody knows. Mia Kirschner qui jouera de nombreuses années plus tard le personnage de Jenny, petite copine du FTM Max dans une série appelée… The L Word.

Tiens ça me fait penser qu’il faudra que j’en parle un jour plus sérieusement de cette série à l’esprit queer et fashion, plus connue dans le milieu lesbien, mais qui comporte quelques personnages intéressants…

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I wanna be a real boy

J’ai passé un très bon week-end. C’était super de voir tous ces gens que je n’

avais pas vu depuis (plus ou moins) longtemps ! Et puis là, paf, petit coup de mou.

Les pansements sont quasiment entièrement tombés à droite. Avec quelques jours de retard, je pense que ce sera bientôt de l’

autre côté.
Cette évolution m’a permis de découvrir que j’ai, du côté gauche évidemment, une zone où la cicatrice est très large, de forme arrondie. Je sais pas si c’est parce qu’à cet endroit (proche de l’aisselle) l’incision devait être plus large, ou si c’est parce qu’un point a craqué, à un moment ou à un autre. Où alors les drains sortaient de là…? Je crois que du côté droit l’incision est nette au même endroit cela dit… Bref.

Toujours est-il que toutes ces cicatrices me pèsent ce soir. Parce qu’elles me renvoient à ce corps imparfait, différent, marqué, blessé. La plupart du temps ça ne me gêne pas, parce que je suis de toute façon différent d’un mec bio et que dans le fond ça me va. J’aime même cette différence.

Mais des fois je suis en colère. Parce que je trouve ça injuste.

Hum. C’est dur à décrire. Ce sentiment. Je vais bien, je suis globalement satisfait de tous les changements physiques, de l’opération, etc. Mais parfois j’ai une vague de découragement. Ca me gonfle tous ces trucs à faire pour avoir la chance de vivre ce qu’

une très grande partie de la population a déjà. Un corps qui lui va. Complet. Simple.

Pff. Appeler pour l’hysté. Ecrire à différentes administrations pour une utilisation de mon nom d’usage. Aller chez l’infirmière (j’y suis pas encore allé à Mtp donc évidemment il va falloir expliquer, etc). Masser mon torse. Mettre de la bétadine. Aller acheter de la crème cicatrisante. Etc.

Bon enfin, j’aurai dû me faire piquer aujourd’hui, mais week-end away oblige, ce sera pour lundi. Alors on va dire que c’est encore un truc hormonal, tous ces sentiments.

La chanson dessous, c’est parce que avant de devenir un coeur sans pierre incapable de pleurer, j’ai beaucoup écouté la voix d’Antony face à mon miroir et ce reflet que je détestai. Avec seulement deux sentiments : la tristesse et la colère…

 


Découvrez Antony and the Johnsons!

 

Ps : Oui, en ce moment j’ai un léger côté schizo, je change pas mal de sentiments… Je me dis que des années de dualité entre mon moi réel et celui que je présentais au monde ont dû altérer ma capacité à être constant dans ma posture face à la vie… D’un autre côté c’est probablement plutôt mon caractère. Ou c’est hormonal (j’ai eu, sous T, des phases plus stables et longues), qui sait ? Oh puis on s’en tappe. C’est comme ça. Point.

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L’image du bonheur

« La première image dont il m’a parlé, c’est celle de trois enfants sur une route, en Islande, en 1965. Il me disait que c’était pour lui l’image du bonheur, et aussi qu’il avait essayé plusieurs fois de l’associer à d’autres images – mais ça n’avait jamais marché. Il m’écrivait: « … il faudra que je la mette un jour toute seule au début d´un film, avec un longue amorce noire. Si on n´a pas vu le bonheur dans l´image, au moins on verra le noir ». »

Mini post pour faire une maj sur ma forme morale (et physique mais rapido), pour dire que tout va très bien ces derniers temps, je me sens vraiment heureux.
Je me sens bien moralement, mais physiquement aussi : je progresse et même si j’ai parfois encore des petites douleurs, que je suis encore limité dans mes mouvements, j’ai ressenti pour la première fois aujourd’hui, la vraie liberté, avec ce petit vent dans mes cheveux très courts, ce t-shirt à même la peau, ce ciel d’un bleu azur hallucinant…

Pas facile à mettre en mot d’ailleurs, le bonheur.

Alors je pense à Sans soleil de Marker, un de mes film préféré, même si j’ai parfois tendance à l’oublier.

J’essaierai, moi aussi, à l’occasion, de trouver mon image du bonheur…

Ps : Bon annif Jules ! J’te souhaite à toi aussi plein de bonheur, j’espère que le Dr G te fera bientôt la lettre pour la T et que tu pourras ainsi goûter à cet élixir magique ! ;-p

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