Le Loup des Steppes

Transition d'un jeune loup FTM

Archive for juillet, 2008

Post-op #10 : Politique des cicatrices

Ouais donc c’est cool, j’ai eu ma T shot. J’en vois les effets. Comme je le disais à C. tout à l’heure, je ressens essentiellement deux des trois « H » habituels : Hungry et horny. Pas encore totalement happy. Parce qu’en ce moment je stresse pas mal sur l’évolution de mes cicatrices (et de ma « zone dure » qui persiste malgré les massages).

Alors, faisons, ensemble, pour un avenir meilleur, un petit point.

Déjà, il faut le dire, y’a plus beaucoup de pansements qui essayent de résister. Mais quand même…

Mon téton droit est libre. Il est mimi, tout petit, bien positionné, bref, je l’apprécie. Le gauche est encore un peu bandé et a des contours moins nets (croûtes). Mais bon. À côté de ce qui se passe à l’extrême gauche (voilà, on en revient toujours là, les extrêmes…), c’est pas méchant.

Je vous en parlais l’autre fois, là où était le drain à gauche c’est franchement pas joli. Grosse cicatrice (bon faut relativiser mais par rapport au trait net de scalpel pour les incisions, c’est bof) et putain de fil qui sort et re-rentre sous ma peau (comme une sorte de petit pont) ! L’infirmière qui m’a dit que y’avait pas de problème apparent de cicatrisation m’a dit de surveiller ce coin et de mettre fréquemment de la bétadine parce qu’un fil qui sort c’est un risque d’infection.

Tout à l’heure en voyant cette zone rose et en mode tranchée 14-18, j’ai été pris d’une sorte de petit vertige. Et puis c’est passé. Moi fort. Toi Jane.

Et puis à droite y’a aussi un petit fil qui dépasse (mais noir celui là, pas comme le fil de pêche que j’ai à gauche). Mais bon. Je refuse de trop me prendre la tête. J’applique consciencieusement, et régulièrement, la bétadine et j’attends que ces petits coquins partent d’eux-mêmes !

Sinon, niveau feeling, je suis vraiment un homme libre. Je bouge normalement. C’est clair que je peux pas tenter le diable, toujours rien porter de lourd (tiens, j’avais pas raconté comment j’ai du misérablement abandonner mon ordinateur portable ce week-end parce qu’il était trop lourd dans mon sac…). Mais bon. Je peux faire les mouvements de base. Et… je peux dormir sur le côté maintenant ! Pas trop longtemps mais je peux !

Cela dit j’ai hâte de pouvoir dormir sur le ventre. Et surtout de reprendre le sport. Je deviens maigrichon et mou. Au lieu d’être sec et musclé. M’enfin. De toute façon j’ai déjà trop de poils pour jouer au jeune éphèbe. Mais ça, j’en parlerais la prochaine fois. D’abord il faut que je fasse un travail sur moi-même, pour accepter mon côté bear. ;-p

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Psy / Lie / Shot

Ah ! 3 jours sans post, dur ! Z’avez aussi besoin de votre came hein ! ;-p

Ouais alors. Lundi je suis donc allé dans une nouvelle pharmacie. Le pharmacien m’a demandé de préciser le V. sur l’ordonnance… Mouais. Ensuite ça a duré trois plombes. Il a vraiment mis du temps à trouver les trois misérables trucs que je voulais (Androtardyl, seringue, crème cicatrisante). C’était assez embarrassant comme situation. Mais uniquement dans ma tête parce que le monde se foutait de mon stress ostensiblement.

Ensuite je suis allé au cabinet d’infirmières. Qui se trouve être là où est le cabinet de mon ancien psy. Souvenirs, souvenirs. Aah, ces moments passés à jouer avec des toupies (marrant, j’avais jamais repensé à ce détail, moi je dis, c’est vachement signifiant comme truc, une toupie quoi !) en disant des choses que je savais êtres tellement filtrés que peu utiles… D’un autre côté je croyais mentir en ne révélant pas mon homosexualité alors qu’en fait à cette époque je me pensais hétéro de toute façon. Dans le sens où j’étais attiré par les filles. Donc logiquement je ne me disais pas homo. Aujourd’hui je ne sais pas ce que je dirais. D’ailleurs je ne me souviens plus ce que j’ai dis à mon psy actuel à ce sujet. En fait si, j’ai été relativement évasif.

Arg. Les filtres c’est le mal.

Le plus dur dans le mensonge, c’est pas de mentir, en soit, mais de mentir dans cette petite zone où la crédibilité de l’affirmation n’est pas remise en question par l’autre. Et, surtout, de se souvenir exactement à qui on a dit quoi pour ne pas faire d’erreurs critiques. Je crois que je maîtrise plutôt bien (hum… euphémisme) ces deux règles (y’en a d’autres hein, mais je vais pas développer, ce serait comme vous expliquer comment le magicien ne coupe pas la fille en deux !).

Avec les psys, la grande question a du coup plutôt toujours été de comment reprendre le chemin de la vérité après avoir menti. Pas qu’avec les psy d’ailleurs. Comment se rebrancher sur la vérité. Dans quelle mesure revenir sur ses propos ? Ou reconnaître la paternité de certains mensonges, for the greater good ? Je pourrais écrire un livre sur ce sujet. Sur ça et sur le retour cyclique des cultures du siècle (vous savez, le trip 80 – 08 par exemple, celui qui fait que vous trouvez ça normal de porter la moustache, des Nike Dunk, un t-shirt violet et une veste en nylon – si si, ça arrive, violemment – tout en prenant de la coke et en écoutant Kim Wilde ou n’importe quel musicos qui a jugé bon de faire son comeback maintenant).

Ouais. Bon. Ok. Je dérive complètement.

Revenons à l’infirmière, on parlera du mensonge, de la bisexualité et de la mode un autre jour.

Personne chez l’infirmière. Dépité, je suis rentré chez moi en me répétant comme un monomaniaque le numéro de téléphone pour ne pas l’oublier. Et puis j’ai considéré très sérieusement l’option d’apprendre à me piquer moi-même.

Mais comme j’étais stressé par ma cicatrisation, je me suis dis qu’il valait mieux voir une infirmière.

Bien m’en a pris. Elle était très sympa. Et puis. Jeune. Et Bronzée. Elle m’a montré comment me piquer moi-même, comment localiser la zone, toussa. Puis elle m’a massé l’endroit où elle avait piqué. On m’avait pas fait ça avant. C’était assez sympathique. Mais trippez pas hein, la situation (expliquer sa transitude alors qu’elle a dis bonjour à un « jeune homme » juste avant, se mettre à nu, au sens propre etc) est trop gênante pour que la scène puisse être émoustillante.

Ahah. Je m’amuse beaucoup sur ce post.

Bon. Par contre c’est pas possible, j’ai encore trop de trucs à dire sur l’évolution de mes cicatrices et tout et tout. Et je veux pas faire un post fleuve. Je préfère en écrire un second, plus axé sur la chirurgie elle-même (et quelques dérives, je me connais). Donc pour l’instant je vais m’arrêter là.

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I wanna be a real boy

J’ai passé un très bon week-end. C’était super de voir tous ces gens que je n’

avais pas vu depuis (plus ou moins) longtemps ! Et puis là, paf, petit coup de mou.

Les pansements sont quasiment entièrement tombés à droite. Avec quelques jours de retard, je pense que ce sera bientôt de l’

autre côté.
Cette évolution m’a permis de découvrir que j’ai, du côté gauche évidemment, une zone où la cicatrice est très large, de forme arrondie. Je sais pas si c’est parce qu’à cet endroit (proche de l’aisselle) l’incision devait être plus large, ou si c’est parce qu’un point a craqué, à un moment ou à un autre. Où alors les drains sortaient de là…? Je crois que du côté droit l’incision est nette au même endroit cela dit… Bref.

Toujours est-il que toutes ces cicatrices me pèsent ce soir. Parce qu’elles me renvoient à ce corps imparfait, différent, marqué, blessé. La plupart du temps ça ne me gêne pas, parce que je suis de toute façon différent d’un mec bio et que dans le fond ça me va. J’aime même cette différence.

Mais des fois je suis en colère. Parce que je trouve ça injuste.

Hum. C’est dur à décrire. Ce sentiment. Je vais bien, je suis globalement satisfait de tous les changements physiques, de l’opération, etc. Mais parfois j’ai une vague de découragement. Ca me gonfle tous ces trucs à faire pour avoir la chance de vivre ce qu’

une très grande partie de la population a déjà. Un corps qui lui va. Complet. Simple.

Pff. Appeler pour l’hysté. Ecrire à différentes administrations pour une utilisation de mon nom d’usage. Aller chez l’infirmière (j’y suis pas encore allé à Mtp donc évidemment il va falloir expliquer, etc). Masser mon torse. Mettre de la bétadine. Aller acheter de la crème cicatrisante. Etc.

Bon enfin, j’aurai dû me faire piquer aujourd’hui, mais week-end away oblige, ce sera pour lundi. Alors on va dire que c’est encore un truc hormonal, tous ces sentiments.

La chanson dessous, c’est parce que avant de devenir un coeur sans pierre incapable de pleurer, j’ai beaucoup écouté la voix d’Antony face à mon miroir et ce reflet que je détestai. Avec seulement deux sentiments : la tristesse et la colère…

 


Découvrez Antony and the Johnsons!

 

Ps : Oui, en ce moment j’ai un léger côté schizo, je change pas mal de sentiments… Je me dis que des années de dualité entre mon moi réel et celui que je présentais au monde ont dû altérer ma capacité à être constant dans ma posture face à la vie… D’un autre côté c’est probablement plutôt mon caractère. Ou c’est hormonal (j’ai eu, sous T, des phases plus stables et longues), qui sait ? Oh puis on s’en tappe. C’est comme ça. Point.

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Hormonal

Ces jours-ci je me trouve bizarre. Ca va mais j’ai des pics hormonaux étonnants. Qui me ramènent back in 2007. Pour comprendre, il faut que je vous explique quand même un ou deux trucs.

Déjà, à la base, je suis quelqu’un de très sensibles aux effets hormonaux. Quand j’avais mes règles je devenais ouf et complètement énervé ou déprimé, selon. J’ai par exemple déjà pleuré en voyant des petits moineaux en hiver, ils étaient tellement petits et fragiles… Hum. Bref. Vous voyez le genre. :-p

Depuis la T je suis plus régulé mais ces jours-ci il me semble avoir senti les effets d’une coupure de T pendant deux mois : mon corps ne s’est pas encore rééquilibré, et à quelques jours de ma prochaine injection, je ressent clairement le manque.

Résultat, j’ai des réactions agressives illogiques, et j’oscille un peu dans mon ressenti, parfois très content, parfois dépité. Evidemment, je n’ai pas mon ordonnance de T sur moi, du coup je vais devoir attendre de rentrer à Mtp pour ma shot…

Mais bon. C’est la vie.

Sinon niveau surgery, j’ai toujours ma petite boule (kyste ?) donc je verrai avec l’infirmière qui me fera la piqûre lundi. Et puis les pansements se barrent sérieusement du côté droit, je vois maintenant la moitié de l’incision. C’est rose et pas très sexy. Mais bon. Mon téton droit commence à se découvrir lui aussi, mais je sais pas trop à quoi m’en tenir, il me semble avoir des croûtes différentes de son pote. Chelou. J’attends d’en voir plus pour me faire un avis…

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Post-op #9 : Boy, it’s already been a month !


J’aime beaucoup l’affiche derrière moi, « le kif détruit le corps et l’esprit »…

« Drive boy dog boy dirty numb angel boy
In the doorway boy she was a lipstick boy
She was a beautiful boy and tears boy
And all in your innerspace boy you had
Hands girl boy and steel boy you had
Chemicals boy Ive grown so close to you
Boy and you just groan boy she said
Comeover comeover she smiled at you boy.

Let your feelings slip boy but never your mask boy
Random blonde bio high density rhythm blonde boy
Blonde country blonde high density
You are my drug boy youre real boy speak to me
And boy dog dirty numb cracking boy
You get wet boy big big time boy
Acid bear boy babes and babes and babes and
Babes and babes and remembering nothing boy.
You like my tin horn boy and get wet like an angel.
Derail.
 »

Le texte vient de la chanson d’Underworld, Born slippy, qui me donne toujours la pêche. Today, je suis d’humeur festive. Enfin ! Le droit de toucher à nouveau à un peu d’alcool !

Alors champaaaaagne.

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L’image du bonheur

« La première image dont il m’a parlé, c’est celle de trois enfants sur une route, en Islande, en 1965. Il me disait que c’était pour lui l’image du bonheur, et aussi qu’il avait essayé plusieurs fois de l’associer à d’autres images – mais ça n’avait jamais marché. Il m’écrivait: « … il faudra que je la mette un jour toute seule au début d´un film, avec un longue amorce noire. Si on n´a pas vu le bonheur dans l´image, au moins on verra le noir ». »

Mini post pour faire une maj sur ma forme morale (et physique mais rapido), pour dire que tout va très bien ces derniers temps, je me sens vraiment heureux.
Je me sens bien moralement, mais physiquement aussi : je progresse et même si j’ai parfois encore des petites douleurs, que je suis encore limité dans mes mouvements, j’ai ressenti pour la première fois aujourd’hui, la vraie liberté, avec ce petit vent dans mes cheveux très courts, ce t-shirt à même la peau, ce ciel d’un bleu azur hallucinant…

Pas facile à mettre en mot d’ailleurs, le bonheur.

Alors je pense à Sans soleil de Marker, un de mes film préféré, même si j’ai parfois tendance à l’oublier.

J’essaierai, moi aussi, à l’occasion, de trouver mon image du bonheur…

Ps : Bon annif Jules ! J’te souhaite à toi aussi plein de bonheur, j’espère que le Dr G te fera bientôt la lettre pour la T et que tu pourras ainsi goûter à cet élixir magique ! ;-p

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A

ā [vr. at-man] pn. * r. on, se, soi (aux 3 pers.) — m. souffle | principe de vie; âme; esprit, intelligence; soi | essence, caractère, nature; particularité; corps | phil. [upaniṣad] np.

d’Ātmā, «le Soi» ou Âme universelle, essence immuable de l’être, forme microcosmique du brahman | phil. l’Âme, l’une des 9 substances [dravya] du vaiśeṣika — a. m. n. ifc. ātma dont l’esprit est || gr. ατμος; all. Odem; fr. âme, atmosphère.

Ca me rappelle des trucs cette photo. Cette fois ce qu’il y a dessous c’est un tatoo. Très significatif pour moi et représentatif de cette année.

Souffle de vie.

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Gender spectrum

Je viens d’entendre une brève chronique d’Isabelle Marconnet qui m’a beaucoup énervé.

Je n’ai pas envie de revenir sur l’affaire Thomas Beatie, l’homme enceint, parce qu’il faudrait beaucoup d’énergie et de temps pour répondre aux gens choqué. Cela dit vous pouvez aller sur ce forum où un ami FTM a pris le temps de répondre aux propos choquants tenus par toutes un tas de jeunes mamans bien pensantes.

Mais cette chronique m’a profondément agacé parce qu’elle est brève (donc évidemment pas approfondie), transphobe, et qu’elle est diffusée sur une radio de très grande écoute (France Inter).

Je me contenterai juste de réagir, non pas à sa vision de l’histoire de Thomas, mais à la fin de sa chronique : « La liberté sexuelle, c’est certainement la liberté de choisir ses partenaires sexuels. Mais, non, ce n’est pas la liberté de choisir son sexe comme on le fait d’un vêtement ! Et ce, malgré ce que veulent nous faire accroire des mouvements politiques ou des chirurgiens plastiques qui font de l’argent sur le malheur, malheur bien réel de ceux ou celles qui se sentent nés dans le mauvais corps – ou sur les fantasmes parthénogénétiques de certains, qui voudraient être à la fois père et mère. »

La LIBERTÉ de choisir son sexe ???! Come on !

Avant de péter un plomb je vais simplement revenir sur point jamais développé ici : pour beaucoup trop de gens il n’y a QUE le « sexe ». Notion floue, généraliste et erronée lorsqu’elle est utilisée de façon générique.

Pour comprendre les choses il faut, déjà, avoir consciences que trois notions, différentes, existent : le sexe, le genre et la sexualité / l’orientation sexuelle.

Je n’ai pas de texte de Butler sous les yeux alors je vais reprendre les mots d’Elsa Dorlin (dans Sexe, Genre et Sexualités. Introduction à la théorie féministe) pour plus de précisions sur le sujet : « Le sexe désigne communément le sexe biologique qui nous est assigné à la naissance (mâle ou femelle), le rôle ou le comportement sexuels qui sont censés lui correspondre (le genre), et, enfin, la sexualité. Les théories féministes s’attachent à la problématisation de ces trois acceptions mêlées du sexe. Elles travaillent à la fois sur les distinctions historiquement établies entre le sexe, le genre et la sexualité, sur leurs constructions et leurs relations. S’agit-il d’une relation de causalité : le sexe biologique détermine-t-il le genre et la sexualité ? D’une relation de simultanéité non contraignante entre le sexe biologique, d’une part, et l’identité sexuelle (de genre et de sexualité), d’autre part ?(…) »

À lire également (là j’ai pas le temps de faire une biblio complète comprenant livres, articles sur le net, etc, mais je ferai ça à l’occasion) :

> The Gender Matrix (by Bobbi Williams)

Evidemment, il n’y a jamais non plus qu’une possibilité, on peut être bi-genre, a-genre, transgenre, cisgenre (cis = bio / non trans quoi) , pansexuel, bisexuel, hétérosexuel, homosexuel, etc. Sans oublier la combinaison de ces trois acceptions mêlées du sexe : on peut par exemple être un pansexuel gender variant ou un transsexuel homo, etc… Attention hein, par contre j’ai rien contre les cisgenres hétérosexuels moi ! ;-p

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Pretty/Handsome

Je viens de découvrir le Pilot d’une nouvelle série : Pretty/Handsome. À l’origine du projet il y a Ryan Murphy, le créateur de Nip/Tuck. La série est produite par Murphy mais également Brad Pitt, et a un cast impressionnant : Jo Fiennes et Carrie-Anne Moss dans les rôles titres.

La série raconte comment, un gynéco, marié, deux enfants, bien ancré dans une suburb américaine bourgeoise bien pensante, va se rendre compte progressivement qu’il est une femme…

Apparemment, le show est plutôt mal barré et n’a pas été acheté par une chaîne pour la rentrée. Comme le dit TV.com, « Sex sells, but apparently transsex doesn’t.« . Hum, dommage.

Quoi qu’iil en soit, le torrent du Pilot est trouvable sur internet, et j’ai eu l’occasion de le voir.

C’est vraiment très bon. Esthétiquement ce n’est pas d’une grande innovation (un côté caméra subjective intéressant mais sans plus, des effets Six Feet Under type « ce qu’on voudrait qu’il se passe »), mais les acteurs portent vraiment le truc, et surtout c’est écrit avec une grande finesse. Il y a quelques temps, j’aurai pensé qu’il y avait quelques clichés (le milieu social, la caractérisation de certains personnages), mais après être allé aux States, l’environnement républicain du Dr Fitzpayne ne m’a pas choqué. Les storyline sont consistantes, pleines de possibilités pour la suite, et le potentiel émotionnel de l’histoire du Dr est bien utilisé. Pas de pathos, simplement une souffrance / difficulté bien réelle, finement représentée et traitée.

Je ne sais pas à l’heure actuelle si le show est bel et bien mort et enterré mais je n’espère vraiment pas. Dans tous les cas, ça vaut vraiment le coup de jeter un oeil au Pilot, même si c’est tout ce qu’il y a.

Juste une déception, que le personnage FTM ne soit pas interprété par un trans mais par une femme bio. Peut-être que les FTM acteurs ne courent pas les rues mais enfin je sais pas, ça m’a gêné cette apparence « fake » (barbe mais voix encore aigu, visage aux traits trop féminins par rapport à l’avancée de son parcourt, etc). Autant je comprenais dans une série comme The L Word parce que le personnage de Max transitionnait, pendant la série (donc devait être une actrice femme pour les premières saisons) mais là, je sais pas, ça m’a déçu.

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L’hysté

Avant la mammec, je me disais que je ferai l’hystérectomie (pour des infos plus détaillées que sur wikipedia, voir ici) début janvier, pendant l’intersemestre. Mais entre temps, les plans ont un peu changé, notamment parce que j’aimerai partir faire un stage à l’étranger l’été prochain. Sachant qu’après l’hysté (l’opération me rendant stérile et permettant de lancer la procédure de changement d’état civil), il faudra attendre environ 6 mois (entre les différents rdv chez l’avocat, les papiers à réunir, la convocation au tribunal, le jugement, un appel éventuel, etc) pour avoir une nouvelle carte d’identité indiquant le prénom Samuel. (D’ailleurs ma carte actuelle d’identité se périme en 2009. Signe ?)

Bref, du coup je vais essayer de me faire opérer début novembre.

Ca peut paraître rapide mais franchement je n’ai pas envie de traîner encore des mois avec mes papiers actuels, en sachant que je dois me passer sur le billard à nouveau. Je suis du genre rapide et déterminé. « Tout » boucler en 2008, ça me va bien. Et fêter mes 22 ans sans utérus encore plus ! ;-p Et puis j’avoue que la perspective d’être en convalescence ne m’enchante pas. Du coup, je me dis que finalement, si ça se fait comme ça, j’aurai eu quelques mois bien chiants, et ensuite je serai un free man. Complètement. Enfin presque. Je sais pas si un jour je ferai une méta, on verra, pas avant des années de toute façon.

Du coup, je vais devoir vivre mon « plus grand » cauchemar : prendre rdv chez un gynéco-obstétricien. Arg. Ca va être fun au téléphone. « Mais Mr, pourquoi vous voulez prendre rdv ? ». Ahah. Et puis au rdv lui-même ce sera bien stressant. La salle d’attente… Brr.

Comme c’est une opération courante sur les femmes, n’importe quel chirurgien obstétricien peut pratiquer l’opération. Mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas tomber sur des cons qui auront un problème d’éthique…. Peut-être que je devrai en consulter plusieurs. Bah. On verra bien. J’appelle dans la semaine pour essayer de prendre un rdv pour mon passage à Paris vers le 20 août.

Cela dit, si quelqu’un ici connaît un bon chirurgien obstétricien ouvert d’esprit et compétent, sur Paris, vous êtes very welcome de me communiquer ses coordonnées.

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